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Gérault Pradal, 29 ans, entrepreneur en espaces verts, à La Selle-la-Forge

Dernière mise à jour : 24 nov. 2022


Gérault Pradal, 29 ans, entrepreneur en espaces verts, à La Selle-la-Forge
©Éric Baudet

Titulaire d’un master en marketing, obtenu en 2017, il préfère intégrer l’entreprise familiale, la jolie Pme ornaise, Kiplay, spécialisée dans les EPI et les vêtements de travail, que de signer un premier contrat dans une grande entreprise parisienne. Ce jeune homme, amène et dynamique, marié et père d'un enfant, trace sa route, quitte à prendre des virages serrés. « J’avais des facilités à l’école, j’ai commencé des études de médecine avant de me réorienter dans le commerce et la gestion, à l’IAE (Institut d’administration des entreprises) de Caen ».

Chez Kiplay, dans un premier temps, il s’occupera de la recherche et développement. Il pilotera un projet de création de la première parka connectée, lumineuse, chauffante et géolocalisable.

Quand le projet est finalement abandonné, car trop cher et en décalage avec le marché, il rebondit à la direction commerciale de la boîte. Son besoin d'indépendance le pousse à quitter l'entreprise familiale. En 2021, il passe quelques mois comme cadre commercial dans une entreprise de dératisation, toujours dans l’Orne. En mai 2022, après deux mois de chômage, il lance C Carré, une entreprise spécialisée dans l’entretien d’espaces verts et les services. Il démarre son activité seul, trouve ses premiers clients en mettant des flyers dans les boîtes aux lettres et chez quelques commerçants ciblés autour de Flers. Une petite page Facebook est vite bricolée pour le marketing digital et la présence sur internet. « Après une saison d'activité, je suis dans les clous par rapport à mon chiffre d’affaires prévisionnel et je pense embaucher mon premier salarié en mars 2023. Cela va me permettre de me consacrer à la recherche de nouveaux chantiers et à répondre à des appels d’offre ». Il tient ses objectifs et a le goût de l’effort, pas si étonnant pour un ancien de la section sport-étude cyclisme du lycée Saint Thomas d'Aquin de Flers. « À l’époque, je roulais 16 heures par semaine, 1200 kilomètres par mois. Maintenant, j’ai moins de temps, je fais du tennis une ou deux heures par semaine. Je cours aussi pour m’entretenir. J’ai déjà fait deux semi-marathons et je veux faire le prochain marathon de Paris, avant mes 30 ans ».

Très attaché à la ville de Flers où il a grandi, parler de la Normandie le passionne. « Je suis né à Caen, mais j’ai grandi dans le bocage. Si je pense à la Normandie, je vois tout de suite le drapeau et Guillaume le Conquérant. Pour moi, les Normands ont deux grandes qualités. Ils sont polyvalents et forts. Je suis convaincu que la région pourrait vivre en autarcie, elle a beaucoup de potentiel. On est un bon mixte entre paysans et citadins. Les deux mondes se côtoient. Ce n’est pas comme à Paris, ici, tout le monde est attaché au terroir, qui forge notre identité. Je trouve les agriculteurs plus modernes aujourd’hui, quand tu les croises, ils sont habillés comme tout le monde. Ce que je regrette, c’est que Flers ait perdu son dynamisme industriel. J’aimerais y créer de l’emploi ».

Contactez Éric Baudet:

Tel: 0612636605


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